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.C’est un vieux thème de la littérature astronautique.J’ai pu en retrouver le cheminement depuis le physicien britannique J.D.Bernal qui proposait cette méthode de colonisation interstellaire dans un livre publié en 1929 – oui, il y a deux cents ans.Et, bien avant lui, le grand pionner russe Tsiolkowski avait avancé des idées similaires.» Pour se déplacer d’un système stellaire à un autre, vous avez plusieurs possibilités.En supposant que la vitesse de la lumière est une limite absolue, ce qui n’est toujours pas complètement établi, quoi qu’on dise le contraire.(Il n’y eut, du côté du Pr Davidson, qu’un soupir indigné, mais pas de protestation explicite.).Vous pouvez ou bien voyager vite dans un petit vaisseau, ou bien lentement dans une grande nef.» On ne voit pas pour quelles raisons techniques un vaisseau spatial n’atteindrait pas quatre-vingt-dix pour cent, ou plus, de la vitesse de la lumière.La conséquence ? Des traversées de cinq, dix ans entre étoiles voisines, fastidieuses, certes, mais non impraticables, surtout pour des créatures dont la durée de vie se mesurerait en siècles.On peut imaginer des voyages de cette durée effectués dans des vaisseaux guère plus vastes que les nôtres.» Mais peut-être de telles vitesses sont-elles impossibles dans un cadre financier raisonnable : vous le savez, il faut se munir du carburant destiné à freiner la fin du voyage, même s’il s’agit d’un aller simple.Il peut donc être plus réaliste de prendre son temps, dix mille, cent mille ans.» Bernal et d’autres ont pensé que ce pouvait être réalisé à l’aide de micromondes mobiles qui, dans leurs flancs larges de quelques kilomètres, emporteraient des milliers de passagers pour des traversées qui s’étendraient sur plusieurs générations.Un tel système, naturellement, devrait être rigoureusement clos, la nourriture, l’air et toutes les denrées vitales étant recyclées.La Terre elle-même ne fonctionne pas d’une autre façon, bien qu’à plus grande échelle.» Quelques auteurs ont suggéré de construire ces Arches spatiales selon un principe de sphères concentriques.D’autres ont proposé des cylindres creux, tournant sur eux-mêmes, de telle sorte que la force centrifuge fournisse une pesanteur artificielle – et c’est ce que nous trouvons dans le cas de Rama.Le Pr Davidson ne put rester sans réagir devant cet épanchement verbeux.— Ne parlons plus de force centrifuge.C’est un fantasme de technicien.Seule existe l’inertie.— Vous avez parfaitement raison, cela va de soi, reconnut Perera, mais essayez donc d’en persuader un homme qui vient d’être éjecté d’un manège.De toute façon, la rigueur mathématique ne semble pas nécessaire.— Ecoutez, intervint le Dr Bose avec une pointe d’agacement, nous savons tous ce que vous voulez dire, ou du moins, nous le pensons.Veuillez ne pas détruire nos illusions.— Je tenais simplement à faire comprendre que Rama ne met en œuvre aucun concept nouveau pour nous, bien que sa taille soit saisissante.Voilà deux cents ans que les hommes ont imaginé semblable chose.» Cela dit, j’aimerais en venir à une autre question que je me pose.Depuis combien de temps, exactement, Rama sillonne-t-il l’espace ?» Nous sommes maintenant en possession de données très précises sur son orbite et sa vitesse.En supposant que rien ne puisse, n’ait pu infléchir sa trajectoire, nous pouvons déterminer quelle était sa position voici plusieurs millions d’années.Nous pensions que cela nous mettrait sur la piste d’une étoile relativement proche.Il n’en est rien.» Rama n’est passé à proximité d’aucune étoile depuis deux cent mille ans, et la dernière qu’il ait croisée se trouve être une variable irrégulière, c’est-à-dire un des soleils les plus défavorables qu’on puisse imaginer pour un système solaire habité.La pulsation de sa brillance est dune amplitude de un à cinquante [ Pobierz całość w formacie PDF ]