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.Mise à contribution d’autorité dans ses réflexions, son éditrice française apporte de l’eau à son moulin en lui offrant Voir le voir (Ways of Seeing) de John Berger[454], où elle lit par exemple : « Les hommes regardent les femmes.Les femmes se regardent être regardées.» Avant elle, les féministes américaines ont elles aussi fait leur miel de cette analyse.Elle-même professe, vis-à-vis de ces regards, un détachement et une sérénité remarquables.Ses hanches larges lui valent les compliments des hommes de son pays, mais son visage et son cou, jugés trop minces, l’ont toujours exposée aux critiques.Au cours de ses études, raconte-t-elle, ses camarades, qui la traitaient de « girafe », n’en revenaient pas de l’indifférence avec laquelle elle accueillait leurs remarques.Elle avait fini par répliquer à l’un d’entre eux : « Tu sais, mon cher Karim, tout ce dont j’ai besoin pour vivre, c’est du pain, des olives et des sardines.Si tu juges mon cou trop long, c’est ton problème, pas le mien.» Plus loin, elle ajoute : « Je me trouve laide quand je suis fatiguée ou malade, et je me trouve belle quand il fait beau ou quand j’ai écrit une page particulièrement réussie.»Non, décidément, « il n’y a pas de mal à vouloir être belle ».Mais il serait peut-être temps de reconnaître qu’il n’y a aucun mal non plus à vouloir être.* * *[1] Parmi les exceptions, citons Anne-Marie Dardigna, La Presse « féminine ».Fonction idéologique, Maspero, « Petite collection Maspero », Paris, 1978 ; Ilana Löwy, L’Emprise du genre.Masculinité, féminité, inégalité, La Dispute, Paris, 2006 ; et l’ouvrage en deux volumes du collectif Ma colère, Mon corps est un champ de bataille, Ma colère, Lyon, 2004 et 2009.[2] Voir Marie Bénilde, « Publicis, un pouvoir », Le Monde diplomatique, juin 2004.[3] Pascal Bruckner, La Tentation de l’innocence, Grasset, Paris, 1995.[4] Mona Ozouf, Les Mots des femmes.Essai sur la singularité française, Gallimard, « Tel », Paris, 1995.[5] Claude Habib, Galanterie française, Gallimard, Paris, 2006.De même pour les citations suivantes.[6] Voir aussi le florilège établi par Act Up Paris, « Claude Habib et Irène Théry, les pauvres filles de l’ANRS », Actupparis.org, mars 2000.[7] Élisabeth Badinter, Fausse route, Odile Jacob, Paris, 2003.[8] Sylvie Barbier, La bimbo est l’avenir de la femme, Denoël, « Indigne », Paris, 2006.[9] Mireille Guiliano, French Women Don’t Get Fat.The Secret of Eating for Pleasure [2005], Vintage, New York, 2007, www.frenchwomendontgetfat.com.[10] Inès de la Fressange (avec Sophie Gachet), La Parisienne, Flammarion, Paris, 2010.[11] Signalons aussi le livre de Joan Jacobs Brumberg, The Body Project.An Intimate History of American Girls, Random House, New York, 1997, ainsi que le travail de la photographe Lauren Greenfield, Girl Culture (2002) et Thin (2006), www.laurengreenfield.com.[12] Diffusée depuis 2007 sur la chaîne américaine AMC.[13] Télé Obs, 11 septembre 2010.[14] Idem.[15] « Toutes Mad Men-istas ! », Elle, 10 septembre 2010.[16] L’Express Styles, 22 octobre 2009.[17] Glamourmagazine.co.uk, décembre 2010.[18] Meltyfashion.fr, 19 août 2010.[19] Blogs.amctv.com, 20 décembre 2010.[20] L’Express Styles, 22 octobre 2009.[21] Sur le forum de l’article en ligne, cette interrogation d’une pertinence indéniable : « Euh, le sac à 1 600 euros, quelle secrétaire peut l’acheter exactement ? »[22] Télé Obs, 11 septembre 2010.[23] Elle, 10 septembre 2010.[24] Glamour, septembre 2010.[25] Betty Friedan, La Femme mystifiée, traduit de l’américain par Yvette Roudy, Gonthier, Paris, 1964.De même pour les citations suivantes.Pour une mise en perspective historique de ce livre, voir Stephanie Coontz, A Strange Stirring.The Feminine Mystique and American Women at the Dawn of the 1960s, Basic Books, New York, 2011.[26] « The women behind “Mad Men” », The Wall Street Journal, 7 août 2009.[27] Corine Lesnes, « Sexe au FMI : le zèle de la presse US », Big Picture, http://clesnes.blog.lemonde.fr, 20 mai 2011.[28] « Garçons-filles, mode d’emploi », Télérama, 14 mars 2009.[29] Emmanuel Brenner (dir.), Les Territoires perdus de la République.Milieu scolaire, antisémitisme, sexisme, Mille et une nuits, Paris, 2002.[30] Voir Mona Chollet, « Ils ne comprennent que la force », Le lac des signes, http://blog.mondediplo.net, 12 avril 2009.[31] Parismatch.com, 9 février 2010 [ Pobierz całość w formacie PDF ]