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.Elle se sentit gênée, son regard quitta celui de Simon.Elle remarqua les hommes, qui attendaient que leur maître eût fini pour continuer.— Pardonnez-moi.Ce n’est pas le moment.Vous avez beaucoup à faire.Comme moi d’ailleurs.— Eh bien, trouvons un moment plus opportun, et nous parlerons.Il avait dit ces mots de l’air le plus engageant, avec une telle chaleur dans les yeux qu’elle se sentit encouragée à continuer.— Je… mon père étant malade, je me suis dit qu’il vous serait moins difficile de venir dans ma chambre pour parler.— Voulez-vous, demanda-t-il en se penchant vers elle, que je vienne dans votre chambre ce soir ?— Si vous le souhaitez.— Je viendrai, se contenta-t-il de répondre en l’enveloppant d’un regard si prometteur qu’Isabelle sentit se répandre en elle une chaleur qu’elle connaissait bien.Quand Simon fut retourné à son travail, Isabelle se rendit compte qu’il s’était mépris sur ses intentions, et qu’elle l’avait laissé faire.CHAPTER 13Arrivé devant la porte de la chambre d’Isabelle, Simon s’arrêta.Aucun bruit ne lui parvenait de l’intérieur.Il prit une inspiration profonde.Peut-être avait-il mal compris les intentions d’Isabelle quand elle lui avait demandé de la rejoindre.Peut-être ne l’attendait-elle pas.Mais son cœur qui battait plus vite lui disait d’ouvrir cette porte.Il posa la main sur le loquet.De nouveau, il s’arrêta.Si Isabelle dormait, il retournerait aux écuries.Si elle ne dormait pas…Il fit jouer le loquet.La lourde porte de chêne s’ouvrit sans bruit.Son cœur cessa de battre quand il la vit, debout, devant la cheminée.La lumière du feu soulignait les formes parfaites de son corps, ses hanches élégamment galbées, sa taille étroite, sa poitrine haute.Elle tourna la tête vers lui, l’aperçut.Ils se regardèrent un instant, immobiles.Puis se dirigèrent du même pas l’un vers l’autre.— Simon, maintenant, il faut que vous m’écoutiez.— Qu’y a-t-il ?Il concentra son attention sur l’expression d’inquiétude qui assombrissait le visage d’Isabelle pour ne pas avoir à penser au désir qu’il sentait monter en lui.Isabelle se mordillait la lèvre, hésitait, et finit par lui dire:— C’est mon père.J’aurais dû vous le dire depuis longtemps.Je ne pouvais… mais maintenant, je…Elle hésita encore.Ses yeux erraient sur la poitrine de Simon.Puis elle le regarda en face et déclara :— Il vous veut du mal, Simon.— Ça, je l’avais deviné.— Non, insista Isabelle en secouant la tête.Vous ne comprenez pas.Mon père m’a dit que, lorsque j’attendrais un enfant, il vous…— Je vois.Vous voulez me dire qu’il vous a fait part de son intention de me tuer.Isabelle approuva de la tête avant d’oser dire « oui ».Simon n’était pas vraiment surpris.Il la regarda avec attention.— Pourquoi me dites-vous cela, Isabelle ?Elle continua, sans répondre à sa question :— Sire Frédéric est venu me voir aujourd’hui pour m’annoncer que mon père était très mécontent que vous ayez envoyé votre écuyer à Avington.— Il a toujours désapprouvé ce que je fais.Mais pourquoi me dites-vous cela maintenant ?— J’ai appris à vous respecter, répondit Isabelle en baissant les yeux.Vous vous êtes conduit en vrai chevalier pendant la maladie de mon père.Je ne pouvais pas vous en remercier en me taisant.Elle leva les yeux pour rencontrer son regard.— Et je n’oublie pas que vous serez le père de mon enfant.Simon poussa un profond soupir.Pas un mot qui ressemblât à de l’amour, même si, pour une fois, elle semblait se soucier de lui.Comme toujours, c’était l’enfant qui semblait seul compter pour elle.— Je vous remercie de m’avoir prévenu, Isabelle, dit Simon en lui tendant la main.Je sais combien vous avez dû prendre sur vous.Isabelle ne saisit pas cette main tendue.Elle répondit :— Il… je pense qu’il vaudrait mieux que vous partiez maintenant, Simon.Il est dangereux pour vous de rester.Si mon père croyait avoir quelque raison de penser que j’attends un enfant…— Est-ce vraiment ce que vous souhaitez ? demanda Simon à voix basse.— Je… oui…, bégaya-t-elle, tandis que son regard, après avoir vainement tenté de soutenir celui de Simon, alla se perdre dans les recoins de la pièce.Je ne sais pas ce que je veux.Simon posa un doigt sous son menton pour l’obliger à relever la tête.Elle s’exécuta, à contrecœur.— Si, vous le savez, lui dit-il.Vous voulez la même chose que moi.— Oui, peut-être, convint-elle, la respiration déjà plus rapide.Mais si nous étions découverts ?— Ce soir, c’est un risque que je suis prêt à prendre, conclut Simon en se penchant pour poser ses lèvres sur celles d’Isabelle.Il la prit dans ses bras, et leurs corps se modelèrent l’un à l’autre.Simon approfondit leur baiser, écrasant la bouche d’Isabelle sous la sienne.Elle leva les bras pour lui enserrer les épaules.Simon l’enlaça plus étroitement, avide de sentir la douceur de ce corps contre le sien.Il y avait si longtemps qu’il rêvait de ce moment, si longtemps qu’il y pensait, à chaque heure du jour.Isabelle, abandonnant leur baiser, posa ses lèvres chaudes sur la veine qui battait à la base du cou de Simon.— Simon, lui dit-elle.J’ai besoin de sentir vos bras autour de moi.— Isabelle.Ce nom, murmuré, fit à la jeune femme l’effet d’une caresse.Un frisson la parcourut.Elle recula son visage pour observer le regard de Simon et, sans parler, glissa les mains sous sa tunique.Elle sentit les muscles de son ventre se contracter, caressa la poitrine large, et s’attarda sur les mamelons.Elle s’arrêta quand Simon posa les mains sur les siennes.Il avança de nouveau son visage pour baiser ses lèvres et lui enserra la taille de ses bras.Isabelle renversa la tête pour offrir aux baisers sa bouche, son cou, sa gorge qu’on voyait naître dans l’échancrure de la robe.Elle était décidée à ne penser à rien d’autre qu’à Simon et au plaisir que ses caresses savaient lui donner.N’y tenant plus, Simon la souleva de terre et la porta jusqu’au lit.— Quand je dormais sur ma paillasse, je rêvais du moment où je pourrais m’étendre ici avec vous, dit-il en baisant ses paupières closes.— Moi aussi, j’ai désiré ce moment, répondit-elle en ouvrant les yeux.C’est par un baiser qu’il lui répondit.Quand Isabelle chercha de nouveau à caresser le torse de Simon, celui-ci se redressa pour se débarrasser lui-même de sa tunique.Il la fit passer prestement par-dessus sa tête, puis il se pencha sur Isabelle pour l’embrasser et la baiser avec une force qui la laissa tout étourdie.Simon glissa les mains sous sa robe et la fit remonter le long de ses jambes dorées par la lumière du feu.Il en admira le galbe parfait, les caressa, y fit courir des baisers.Isabelle tremblait de désir.— Retirez-la, lui demanda-t-elle en levant les bras pour l’aider.Simon s’empressa d’obéir.Sous la robe, il trouva une chemise diaphane, où la clarté mouvante des flammes mettait des taches d’ombre et de lumière.Le corps d’Isabelle y prenait un relief merveilleux.Le regard de Simon était particulièrement attiré par la pointe durcie des seins, qui semblait vouloir percer le tissu.Les mains moites, le cœur battant,il contemplait ce corps parfait.Son sexe érigé et impatient n’attendait que le moment où il serait libéré de la prison où il était tenu enfermé.Simon se pencha sur Isabelle.En poussant, du nez, des lèvres, du menton, le tissu léger, il le fit progressivement remonter jusqu’à ses seins, en couvrant de baisers chaque parcelle de peau qu’il dénudait ainsi [ Pobierz całość w formacie PDF ]