[ Pobierz całość w formacie PDF ]
.Oz secoua la tête.— Vous n’y êtes pour rien… Obéron a été empoisonné.— À l’aide d’une potion préparée par un être fée, précisa Graine de Moutarde.Il faut une formule très puissante pour tuer un Findétemps.Les ingrédients de ce poison très spécial viennent du vieux pays des fées, et sa recette ne se transmet qu’entre nous.Seuls les fées et quelques Findétemps la possèdent.— Vous avez des suspects ?— Mon père avait de nombreux ennemis…— Nous soupçonnons un être fée, ou quelqu’un qui aurait été aidé par un être fée, ajouta Oz.— Maintenant, hélas, ce criminel court dans les rues de New York, reprit Graine de Moutarde.Nous connaissons votre réputation de détectives et nous voulons que vous le retrouviez.Sabrina réfléchit.New York comptait huit millions d’habitants.La ville était divisée en cinq districts : le Bronx, le Queens, Staten Island, Manhattan et Brooklyn.Sans compter les centaines de kilomètres de lignes de métro qui en quadrillaient le sous-sol.Sabrina avait grandi à New York, mais la ville était si grande qu’en faire le tour était irréalisable.Rien à voir avec Port-Ferries où tout le monde se connaissait.De plus, les Grimm ne connaissaient pas les Findétemps de New York.La mission semblait donc impossible…— Ça ne sera pas facile…, convint Mamie Relda, qui en était arrivée à la même conclusion.— Si vous avez autant de ressources que Véronique, je ne doute pas de votre réussite ! affirma Graine de Moutarde.— Nous avons encore un service à vous demander, reprit Oz.Le criminel est en liberté, et sa prochaine victime pourrait être Puck.Après ce qui s’est passé aujourd’hui, nous vous croyons capables non seulement de retrouver le meurtrier, mais aussi d’assurer la protection de Puck.Il n’est plus en sécurité à l’Œuf d’or…— Faites-moi confiance, je le considère comme mon petit-fils, déclara Mamie Relda.Graine de Moutarde se leva.— Papillon, tu resteras avec les Grimm.Tu surveilleras ton fiancé et tu aideras les Grimm autant que possible.— À votre service, Votre Majesté, dit la petite fée en faisant une grande révérence.— Manquait plus que ça… Bonjour, l’angoisse ! déclara Sabrina, sarcastique.Graine de Moutarde se tourna vers Mamie Relda.— Je désire être tenu informé des progrès de votre enquête minute par minute.Mais comme je vais être très occupé, transmettez vos rapports à Oz, au magasin où il travaille.Il s’inclina, puis ouvrit la fenêtre et s’envola dans la nuit enneigée.Sabrina entendit le mugissement du vent jusqu’à ce qu’Oz referme la fenêtre.— Par où commencer ? Vous avez une idée ? interrogea Daphné.Le Magicien secoua la tête.— Nous ne possédons pas vraiment d’annuaire téléphonique des Findétemps de New York…— Alors comment les avez-vous contactés pour leur donner rendez-vous à l’Œuf d’or ? demanda Sabrina.— En donnant le signal grâce à l’Empire State Building, expliqua Oz.Vous avez sans doute remarqué qu’il était illuminé pendant les fêtes.Pour Noël, par exemple, l’Empire State Building brille de lumières rouges.Pour la Saint-Patrick, la grande fête des Irlandais, les illuminations sont vertes comme la verte Irlande.Quand un rendez-vous entre Findétemps est nécessaire, nous utilisons le violet.— On pourrait convoquer tout le monde à l’aide de cette couleur violette ? proposa Mamie Relda.— Après l’accès de rage de Titania, je doute que les Findétemps accourent… Cela dit, je sais que les nains vivent dans les sous-sols du métro de New York et je crois que Sindbad le Marin a ses quartiers dans le port.Nous autres Findétemps, nous ne nous fréquentons guère…— C’est tout ce que vous savez ? demanda Sabrina.— Je vais m’informer et je vous communiquerai ce que j’apprendrai…, dit le petit homme.Là-dessus, il s’excusa et prit congé en faisant une pirouette.— Voilà un beau mystère comme je les aime ! applaudit Daphné en sautillant de joie.Bon-bon-bon, par quoi on commence ?— Par la liste de nos indices, dit Mamie Relda.Sabrina, regarde dans le tiroir si tu trouves un stylo.— Non, répondit Sabrina à mi-voix.Ça ne m’intéresse pas.Moi, je veux rentrer à la maison.Un profond silence suivit cette déclaration.Jamais Sabrina ne s’était sentie aussi seule… Mamie Relda ne comprenait donc rien ? Depuis que Daphné et elle étaient devenues des détectives de contes de fées, on aurait dit deux boules dans un jeu de quilles, sauf que ce n’était pas un jeu rigolo : plutôt un jeu de massacre grandeur nature.Elles semaient la mort et la désolation sur leur passage.Il s’en était fallu d’un cheveu qu’elles périssent sous les attaques du jaseroque[1], et maintenant, le cauchemar recommençait.Et s’il y avait un nouveau blessé ? Et si leur bonne étoile les quittait ?Les larmes aux yeux, Sabrina courut se réfugier dans la salle de bains.Elle s’assit sur le rebord de la baignoire et resta dans le noir en essayant de se calmer.Mamie Relda frappa doucement à la porte et l’entrouvrit.— Liebling ?Elle alluma la lumière et vint s’asseoir à côté de sa petite-fille.Elle posa la main sur son épaule, mais Sabrina la repoussa et s’écarta.— J’en ai marre de tout ça…— Ces gens ont demandé notre aide.Qu’est-ce qu’on risque à s’informer ?— Je ne parle pas de cette enquête, je parle de tout ça.Je ne veux pas être une Grimm !Mamie Relda resta silencieuse.Sabrina s’attendait à une leçon de morale sur la responsabilité et les bonnes actions, et patati et patata.— Tu es libre…, dit enfin Mamie Relda.Sabrina en resta sans voix.— Cette vie t’a été imposée.Je pensais que tu finirais par accepter la mission des Grimm.Je croyais aussi que tu apprécierais cette vie si riche et si pleine… mais je me rends compte que je t’ai forcée et que j’ai été injuste.Tu as toujours eu le choix, et j’aurais dû te l’expliquer dès le début.Parmi les Grimm, nombreux sont ceux qui ont refusé cet héritage [ Pobierz całość w formacie PDF ]